Le guide complet — micro-entreprise

Le régime micro-entreprise, enfin expliqué simplement.

Vous hésitez à vous lancer, ou vous êtes déjà micro-entrepreneur sans rien y comprendre ? Seuils de chiffre d'affaires, TVA, abattements, facturation électronique : cette page vous dit tout, en clair. Et si vous voulez qu'on s'en occupe, l'accompagnement est sans engagement — le premier échange est gratuit.

Le guide

La micro-entreprise : simple à créer, piégeuse à suivre

Le régime de la micro-entreprise (ex « auto-entrepreneur ») est la porte d'entrée de la plupart des indépendants : création en ligne en quelques minutes sur le guichet unique de l'INPI, pas de comptabilité complète à tenir, et des cotisations sociales calculées uniquement sur ce que vous encaissez — zéro chiffre d'affaires, zéro cotisation.

Mais cette simplicité a un revers : tout repose sur des seuils. Seuils de chiffre d'affaires pour rester dans le régime, seuils de TVA pour savoir si vous devez la facturer, abattements qui déterminent votre impôt… Les dépasser sans s'en rendre compte, c'est s'exposer à des régularisations douloureuses. Ce guide vous donne les bons chiffres — à jour — et les réflexes à avoir.

Que vous soyez en train de réfléchir à créer ou déjà en activité depuis des années, tout ce qui suit vous concerne.

Les abattements forfaitaires : comment votre impôt est calculé

En micro-entreprise, l'administration ne regarde pas vos dépenses réelles. Elle applique à votre chiffre d'affaires un abattement forfaitaire « pour charges », et vous êtes imposé sur ce qui reste :

Type d'activitéAbattementVous êtes imposé sur
Vente de marchandises, restauration, hébergement (BIC)71 %29 % du CA
Prestations de services artisanales ou commerciales (BIC)50 %50 % du CA
Activités libérales (BNC) : consultants, coachs, professions intellectuelles…34 %66 % du CA

Exemple : une consultante (BNC) qui encaisse 40 000 € est imposée sur 40 000 € − 34 % = 26 400 €, ajoutés à ses autres revenus. Conséquence pratique : si vos charges réelles dépassent l'abattement (beaucoup de déplacements, de matériel, un local…), le régime micro n'est peut-être plus le bon — c'est un calcul que je fais avec vous.

Les seuils de chiffre d'affaires : jusqu'où rester « micro »

Pour rester dans le régime de la micro-entreprise, votre chiffre d'affaires annuel ne doit pas dépasser (seuils revalorisés au 1er janvier 2026, applicables jusqu'en 2028) :

ActivitéSeuil annuel de CA
Vente de marchandises, restauration, hébergement203 100 €
Prestations de services (BIC)83 600 €
Activités libérales (BNC)83 600 €

Deux précisions importantes. D'abord, la tolérance de deux ans : un dépassement une seule année ne vous fait pas sortir du régime — c'est le dépassement deux années consécutives qui déclenche le basculement vers l'entreprise individuelle « classique » (comptabilité complète, bilan, charges réelles).

Ensuite, si vous avez plusieurs activités différentes (par exemple de la vente et des services), les seuils se combinent avec des règles propres : le CA total ne doit pas dépasser 203 100 €, et la partie « services » ne doit pas dépasser 83 600 €.

Le réflexe à avoir

Un dépassement de seuil bien anticipé est une bonne nouvelle : c'est que l'activité grandit. Mal anticipé, c'est une bascule subie, avec une comptabilité à reconstruire. Je surveille vos chiffres tout au long de l'année et je vous alerte des mois avant le cap — c'est inclus dans l'accompagnement.

La TVA : le seuil le plus important à surveiller

C'est le point que la plupart des micro-entrepreneurs découvrent trop tard. Au départ, vous bénéficiez de la franchise en base de TVA : vous ne facturez pas de TVA à vos clients, et vos factures portent la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI ». Mais cette franchise a des limites :

ActivitéSeuil de franchiseSeuil majoré (TVA due immédiatement)
Vente de marchandises, restauration, hébergement85 000 €93 500 €
Prestations de services et activités libérales (BNC)37 500 €41 250 €

Le mécanisme est subtil : si vous dépassez le seuil de franchise mais restez sous le seuil majoré, vous gardez la franchise jusqu'au 31 décembre, et vous devenez redevable de la TVA au 1er janvier suivant. Mais si vous franchissez le seuil majoré, la TVA est due dès le mois du dépassement — y compris, en pratique, sur les factures du mois en cours.

Ce que le passage à la TVA implique concrètement :

  • Vous facturez la TVA à vos clients (20 % le plus souvent) et vous la reversez à l'État — vos prix de vente augmentent mécaniquement, ou votre marge absorbe la différence.
  • En contrepartie, vous récupérez la TVA sur vos achats professionnels (matériel, fournitures, prestations) — ce qui peut être un vrai avantage si vous investissez.
  • Vous devez produire des déclarations de TVA (mensuelles, trimestrielles ou annuelles selon le régime), avec des échéances strictes et des pénalités en cas de retard.
  • Vos factures doivent respecter de nouvelles mentions obligatoires (numéro de TVA intracommunautaire, taux appliqué…).

Bonne nouvelle : passer à la TVA n'est pas une fatalité ni une catastrophe — c'est une étape normale de la croissance. Mais elle se prépare : choix du régime de TVA, calage des prix, mise en place des déclarations. C'est précisément le cœur de mon accompagnement « Pack Sérénité + TVA ».

Facturation électronique : pourquoi s'y mettre maintenant

La réforme de la facturation électronique concerne toutes les entreprises, micro-entreprises comprises : réception obligatoire de factures électroniques dès septembre 2026, émission obligatoire pour les petites entreprises à partir de septembre 2027. Même en franchise de TVA, vous devrez pouvoir recevoir des factures au format électronique.

Être en conformité, ce n'est pas qu'une obligation : c'est aussi des factures qui partent vite, des paiements suivis, moins d'oublis et une image plus professionnelle. Le plus simple est de s'équiper tôt d'un outil de facturation conforme et intuitif — je fais souscrire et paramétrer mes clients sur une plateforme agréée gratuite, et je vous forme à son usage. J'explique tout en détail sur la page dédiée à la facturation électronique.

Vous n'avez pas encore créé ? Les bons choix se font au départ

La création d'une micro-entreprise prend quelques minutes en ligne. Mais plusieurs cases cochées ce jour-là ont des conséquences pour des années :

  • La nature exacte de votre activité (vente, service, libéral) détermine votre abattement, vos seuils et votre taux de cotisations — un mauvais code d'activité peut vous coûter cher.
  • Le versement libératoire de l'impôt sur le revenu : avantageux dans certains cas, piégeux dans d'autres — il se choisit en connaissant sa situation fiscale globale.
  • La périodicité des déclarations URSSAF (mensuelle ou trimestrielle) et le calendrier qui va avec.
  • L'ACRE, l'exonération partielle de cotisations la première année, à demander dans les délais.

Un échange de 30 minutes avant de vous lancer permet de partir sur de bonnes bases — et il est gratuit. Réservez votre appel.

Et les cotisations sociales ?

En micro-entreprise, vos cotisations sont un pourcentage fixe de votre chiffre d'affaires encaissé, déclaré chaque mois ou chaque trimestre à l'URSSAF : environ 12,3 % pour la vente, 21,2 % pour les prestations de services et 24,6 % environ pour les activités libérales (taux 2026, légèrement revalorisés par la réforme des taux BNC étalée jusqu'en 2026). Pas de chiffre d'affaires = pas de cotisations. C'est cette déclaration — et son calendrier — que je prends en charge pour vous.

L'accompagnement

Vous vous concentrez sur votre activité. Je m'occupe du reste.

Un abonnement simple, sans surprise. Vos déclarations sont faites à temps, vos seuils sont surveillés, et vous avez quelqu'un à appeler quand une question tombe.

  • Déclarations URSSAF réalisées pour vous, à chaque échéance
  • Suivi de votre chiffre d'affaires et alerte bien avant les seuils
  • Gestion complète de la TVA si vous y passez (déclarations, mentions, prix)
  • Mise en conformité facturation électronique : outil paramétré et formation
  • Tableau de suivi clients et relances
  • Réponses à vos questions toute l'année

Pack Sérénité

Déclarations & suivi des seuils

Déclarations URSSAF, suivi des seuils, tableau clients, conseils illimités.

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